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C’est en faisant une rapide analyse des calendriers mais aussi des résultats des compétitions régionales que les évidences nous frappent.

Le sport cycliste sous toutes ses formes est touché par un mal-être que l’on espère passager. Alors que les scandales liés au dopage de ces vingt dernières années semblent avoir été pris à bras le corps, notre sport favori fait face à d’autres facteurs empêchant son développement. Analysons ensemble ces différents facteurs internes et externes qui influencent la vie du peloton actuel.

Alors que les années 70-80-90 sont pour le cyclisme amateur fructueuses tant en termes d’organisations que du nombre de coureurs participant à celles-ci (grâce entre autre au phénomène Merckx), il n’est pas rare de retrouver aujourd’hui une course élites & espoirs sans contrat avec moins de cinquante participants. A l’inverse, la catégorie des amateurs/masters et le cyclotourisme sont en passe de devenir les catégories phares. Pourquoi?

Il y a une vingtaine d’année, chaque coureur trouvait une course de sa catégorie à moins d’une demi-heure de voiture et cela deux fois sur le week-end. La course cycliste était le point de ralliement des passionnés mais aussi l’attraction sportive de la kermesse annuelle du village.

D’abord, on peut se mettre à la place de l’organisateur qui doit faire face à des contraintes liées au budget de son organisation : licence, autorisations, Croix-Rouge… A noter aussi le vieillissement des organisateurs qui ont du mal à trouver des remplaçants dans Les générations suivantes.

LA SECURITE

La sécurité reste un sujet sensible sur le bord des routes. De plus en plus de routes à sécuriser et de moins en moins…. de signaleurs. Des îlots directionnels, ronds-points, casse-vitesse, panneaux de signalisation toujours plus présents mais surtout des automobilistes de moins en moins respectueux des usagers faibles. Pressés ou insensibles aux cyclistes, certains n’hésitent pas à négliger les ordres des signaleurs ou à ne pas tenir compte des injonctions des motards et voitures de la police. On comprend mieux maintenant pourquoi tant de passionnés ont mis le vélo de côté afin de préserver leur intégrité!

Même si le sommet de la pyramide est de mieux en mieux alimentée avec les équipes continentales, pros et World Tour, nous sommes en droit de nous demander si la base de celle-ci restera solide encore des années durant? La réponse est catégoriquement NON

Si on jette un œil sur les résultats de la catégorie des aspirants, on remarque que les différents championnats provinciaux, malgré des organisations de qualité, n’ont accueilli qu’une quinzaine de participants en moyenne par catégorie alors que dix ans plus tôt, on en comptait presque le double. La base de la pyramide s’étiole dangereusement… Comment pourrions-nous mettre en place un système pour attirer les jeunes vers notre sport? Propagande ou racolage?

Difficile dans une discipline qui demande énormément de sacrifices, de budget ou de soutien de la part de la famille. L’investissement personnel et la force de caractère sont deux facteurs maintenant difficiles à trouver chez des jeunes de plus en plus sédentaires et blasés par toutes les possibilités offertes au point de vue du divertissement. S’il n’est pas possible d’axer le recrutement sur la quantité, pourquoi ne pas se diriger vers la qualité?

Qualité des encadrements, du soutien, de l’enseignement, de l’information. Comment ? En mettant en place un système où les intervenants seraient rémunérés par un contrat de travail.

Contrairement, les courses amateurs et les cyclosportives brassent de plus en plus de monde. Courses plus courtes avec toujours plus de concurrence, elles sont l’alternative idéale pour le coureur qui débute ou à l’inverse pour celui qui désire quitter le peloton des catégories espoirs. La cyclosportive est, quant à elle (même si de plus en plus commerciale !) l’épreuve du défi, de la relaxation, de la découverte….

En conclusion, le cyclisme à encore de beaux jours devant lui même si il reste encore du chemin à faire. Entouré de bénévoles et d’éducateurs qualifiés, il devrait être possible de promouvoir de façon positive le pôle compétition/ jeunesse dans le futur alors que le cyclisme pourra rester un loisir accessible à tous si tous les partis concernés rongent leurs freins.

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