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Pour sa deuxième année d’existence, l’Echappée du Hainaut (EDH) a connu une saison très riche qui s’est conclue samedi soir par la soirée de remise des prix organisée à Brugelette.

L’occasion était belle de tirer le bilan avec son président, Marc Bouillon: « Ce fut une année riche avec 37 courses pour une moyenne de près de 150 participants. Samedi encore, pour la fête de clôture, nous avons accueilli 230 personnes dont huit anciens professionnels, preuve que beaucoup de vrais amateurs de vélo apprécient notre travail. »
Marc Bouillon, lui-même ancien professionnel, veut plus que jamais promouvoir le cyclisme de loisir qui doit donner du plaisir aux amateurs: « On n’entre pas en concurrence avec la FCWB. Au contraire, je suis le premier à encourager les initiatives officielles en participant notamment comme signaleur lors du grand prix Cérami. La FCWB est là pour encourager les jeunes à faire du vélo, à permettre à la base de s’agrandir alors que l’EDH permet aux anciens de se faire plaisir en épinglant un dossard le week-end au lieu de devoir se contenter de faire du cyclotourisme. On ne fait pas ça pour l’argent. D’ailleurs, les montants des inscriptions sont reversés dans une cagnotte pour les prix. »
Organisateur d’épreuves, Marc Bouillon pointe du doigt certains problèmes qui empêchent le développement de la discipline: « Les automobilistes ne respectent plus les signaleurs et même les policiers. Les annulations de courses constituent un autre point noir. Certaines zones de police ne nous donnent plus les autorisations pour mettre sur pied des épreuves de qualité. Pour le long terme, je pense qu’une priorité sera de mettre en place des infrastructures pour que les jeunes puissent s’entraîner avec des conditions de sécurité optimales. »
Des points positifs sont également à souligner: « Notre formule fonctionne bien à en croire la joie des coureurs qui se retrouvent sur nos courses et apprécient les efforts consentis par les différents organisateurs. En 2018, notre calendrier sera encore plus étoffé avec une cinquantaine de courses. C’est évidemment une satisfaction mais on ne veut pas non plus trop grandir. Être victime de notre succès représenterait à terme une trop gros charge de travail. »
Marc Bouillon souligne également la bonne collaboration avec l’ECW: « Avec Ludovic Draux et Guy Crasset, on essaie au maximum de ne pas  se tirer dans les pattes en établissant un calendrier qui convient au plus grand nombre même si c’est parfois compliqué. »
Cette bonne entente permettra à l’EDH d’encore vivre longtemps et de surtout donner du plaisir aux amateurs et masters. « On est devenu une grande famille où on aime se retrouver autour d’un verre après la course. Je retrouve même plus de plaisir maintenant que quand j’étais coureur pro », conclut encore Marc Bouillon.