Aspirants & Minimes

La catégorie aspirants-minimes déborde

Il est loin le temps où les premiers tests aspirants étaient mis en place pour favoriser l’apprentissage de la course.  Slalom et autres tests d’agilité rarement mis en place par les organisateurs démunis (et je les comprends) qui essayent pourtant tant bien que mal de promouvoir  le cyclisme jeunesse.

On peut remarquer ces derniers temps un manque à la base de la pyramide.  Manque de moyens, de soutien, de formation? Analysons ensemble la situation.

Les écoles de cyclisme connaissent un pic de forme en même temps que leurs idoles: Boonen, Gilbert et les autres n’y sont certainement pas pour rien. Avec le temps, les tests pour aspirants sont devenus de vrais courses.  Mais les jeunes sont-ils vraiment préparés?  La baisse du nombre de participants et de niveau dans le Sud du pays dans les catégories de jeunes parle d’elle-même…

Le jeune est de nos jours dans une position de force, le choix est éphémère, le manque de sécurité et la difficulté de notre sport n’est en rien un atout pour y conserver des éléments.  Entre également en ligne de compte le facteur financier.  Vélo, matériel, déplacements… Dans la crise que nous connaissons, chaque parent est-il prêt à investir pour son enfant ?

Du point de vue de la formation, sommes-nous suffisamment armés?  Là ou certains sports demandent des diplômes reconnus et de plus en plus poussés, en cyclisme, chacun à le droit, après avoir passé quelques petits examens à se prétendre éducateur en école de cyclisme. Est-ce vraiment une solution pour amener les jeunes vers un épanouissement sur deux roues ?  Chacun son métier….

Pour terminer, il semblerait également que la nature du problème se trouve dans cette sorte de « championnite aiguë » mise en place dans l’entourage du jeune.  Parents hurlants sur leur gamin de dix ans,  juge de tout et de rien à la fois, se permettant d’hurler sur un autre enfant, se disputant avec un autre parent borné parce que le gamin n’a pas pris de relais et vient s’imposer au sprint ou a  volontairement causé une chute… Les réseaux sociaux et l’image du futur Sagan après un podium n’aide en rien! Chers parents, où allons-nous?

Plusieurs solutions pourraient  cependant être réfléchies:

  • Mise en place de circuit fermés pour les entraînements.
  • Valorisation du statut d’éducateur et de la formation de ceux-ci.
  • Valorisation des circuits d’agilité
  • Courses à guichets fermés
  • Création de centres de formations par région
  • ….

Mais a votre avis, votre enfant a-t-il besoin d’autant de pression autour de lui alors qu’il n’a rien demandé?

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Kévin Vallée

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