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Oui! Déjà 1 mois que les compétitions sur route ont démarré. C’est le moment d’un premier « panoramique » des courses qui se sont déroulées et des premières observations concernant nos régionaux.


Avant tout chose, une première constatation s’impose (et elle est importante): le calendrier national est au régime sévère. La cure d’amaigrissement débutée en 2017 continue. On en veut pour preuve le Nord du Pays qui n’a jamais été aussi « léger » en matière d’organisations surtout chez les « élites et espoirs ».

Les nombreux interclubs de ce premier mois dans ces catégories vont-ils devenir la nouvelle norme ? Les organisateurs vont-ils regrouper leurs moyens pour de plus gros évènements au détriment des simples kermesses? Chez les flamands, quel que soit le nombre des ducasses, les effectifs de départ resteront importants malgré tout. (Ce samedi 127 partants à Meulebeke et 152 à Wetteren, alors qu’ils n’étaient que 38 à Masnuy Saint-Jean). La Wallonie et son cyclisme vont continuer à vivre des moments difficiles. Même chez les « amateurs et masters » la situation devient difficile (une course a d’ailleurs déjà été annulée). Quelle qu’en soit la raison, c’est déjà une course en moins, et on n’en est qu’au début de la saison.

A noter qu’en proposant des courses en interclubs, les organisateurs sont garantis d’une belle participation, mais encore faut-il en avoir les moyens. De beaux et gros pelotons, mais avec un calendrier réduit qui ne ferait pas les affaires des équipes qui ne disposent pas forcément des effectifs nécessaires (et suffisamment expérimentés) pour s’aligner en interclubs. Ce dimanche, à l’occasion du GP Mémorial Alfred Gadenne, 3 équipes terminent avec un effectif « 0/6 » et deux avec « 1/6 ». C’est assez étonnant.

Ensemble on est toujours plus fort

Il est donc impératif de trouver des solutions. Comme il est assez utopique, faute de moyens, de s’imaginer pouvoir concurrencer les organisations flamandes, il serait peut-être nécessaire de sérieusement envisager des collaborations. Des clubs organisateurs qui s’associent entre eux ou avec des comités de quartier ou de ducasse pour mettre sur pied UNE belle course. Est-ce qu’une telle collaboration aurait pu éviter la disparition d’une course comme le Bati Métalo UCI Juniors ? L’ « esprit de clocher » n’est-il pas préjudiciable au sport cycliste wallon? On peut très bien envisager des « tournantes géographiques ». Précisons qu’en matière de moyens, il n’y a pas que le financier, il y a aussi l’humain (signaleurs, secrétariat, chauffeurs, …) et la logistique (véhicules, signalisation, fléchage, …).

En haut de la pyramide des organisations, on se félicitera de la montée en grade de l’Euro Métropole Tour. Le Tryptique des Monts et Châteaux change son profil et devient ainsi un mini « Tour de l’Avenir » réservé aux « espoirs ». Dans les coulisses, il se susurre que le TRW connaît quelques difficultés à finaliser ses étapes et pourrait bien se voir raboté d’un ou deux jours (mais ne le répétez pas, on n’est pas censé le savoir).

Et les « Gamins » dans tout ça?

Chez Wallonie-Bruxelles, Julien Mortier fait ses apprentissages à l’échelon supérieur aux côtés d’un Jimmy Duquennoy qui se positionne. La montée en puissance du Tournaisien lui permet de fixer l’horizon avec sérénité avec l’espoir d’un premier succès à la clé.

Passé dans les effectifs de l’EFC LR Vuylsteke, Antoine Loy ne semble pas avoir connu de difficulté en intégrant la formation flamande. Il termine à une belle 6ème place du Bruxelles-Opwijk derrière Lionel Taminiaux (AGO) qui continue à accumuler les podiums sans malheureusement atteindre le sommet.

Plutôt inhabituel à ce niveau, Lotto Soudal U23 compte deux Wallons dans ses rangs puisque Sébastien Grignard (notre photo) est allé rejoindre Jonas Castrique.

AGO garde son effectif résolument wallon et continue de progresser mais n’est toujours pas parvenu à trouver le chemin vers la première marche d’un podium. Cela fait déjà quelques temps que le PCW s’est donné un profil plus « mondialisé » mais, lui aussi, sans atteindre le Graal. Pour ces deux formations de jeunes, l’entame de la saison est assurément prometteur et la suite du programme s’annonce riche et chargé avec de nombreuses occasions de se distinguer. Les rendez-vous pour en faire la preuve ne manqueront pas.

Le(s) mot(s) de la fin: le printemps arrive et la météo devrait devenir plus clémente. Avec le printemps… les fleurs… et ceux des bouquets… bien sûr !!!

Fabrice Wilfart