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Le porte-drapeau du cyclo-cross wallon commentera l’épreuve de coupe du monde à Namur aux côtés de Mathieu Istace pour Proximus TV.

En ce week-end où l’élite du cyclo-cross mondial fera escale à Namur pour une manche de la coupe du monde UCi, il semblait opportun de prendre le pouls de la santé de la discipline en Wallonie avec Loïc Hennaux, principal porte-drapeau du cross wallon. Le Namurois ne sera hélas pas au départ sur ses terres mais il y sera bel et bien présent comme consultant pour Proximus TV: « Namur reste une belle vitrine puisque les meilleurs coureurs mondiaux y sont présents, y compris chez les jeunes. Comme c’est le dernier grand rendez-vous en Wallonie, j’y attache forcément beaucoup d’importance. J’ai pu y rouler deux fois sous les couleurs de l’équipe nationale mais cette année, avec les études, c’est beaucoup plus compliqué de pouvoir revendiquer une place en sélection malgré une victoire lors d’un cross international au Luxembourg et un podium en Slovaquie. »

Si Loïc Hennaux a décidé de donner priorité à ses études en comptabilité qui lui permettront d’assurer son avenir, l’homme garde un œil attentif sur le développement du cross en Wallonie: « Des efforts sont réalisés et méritent d’être encouragés. Le challenge de Liège, les courses dans le namurois et les petits épreuves sans classement pour les plus jeunes dans la région de Dinant sont de belles initiatives mais je regrette quand même qu’on programme une manche du challenge liégeois en même temps que le cross de Namur. Pour beaucoup de jeunes coureurs, il faudra faire un choix cruel entre aller courir ou venir voir l’élite mondiale. »

Le Namurois espère quand même à terme voir une nouvelle génération émerger et représenter fièrement la Wallonie sur les grandes courses: « Il faut se donner du temps car il est difficile de trouver de très bons coureurs qui vont s’investir à 200% pour leur sport en sachant que l’entraînement est à la fois très exigeant mais qu’il faut aussi beaucoup de matériel. Il faut se donner du temps, espérer quand dans les deux ans on se trouve un ambassadeur dans chaque catégorie même si c’est difficile et qu’on sait que beaucoup ont tendance à baisser les bras si ils n’obtiennent pas tout de suite des résultats. On regrette toujours avec amertume la disparition de Patrick Gaudy qui était un véritable guide pour les jeunes et qui transmettait son savoir au plus grand nombre. »

L’avenir, Loïc l’envisage avec sérénité, sans se fixer de gros objectifs mais avec la tête sur les épaules: « Même si je ne suis pas très régulier, je sais que je peux viser la victoire en catégorie B. Je courrai encore à Diegem puis le national le 14 janvier avant d’alterner des épreuves en B, en espoirs et avec les pros. 2018 constituera également un tournant pour moi puisqu’après deux saisons chez Prorace, je monterai ma propre structure offroad au sein de la FCWB. Grâce à quelques sponsors, je pourrai ainsi continuer à m’investir dans mon sport tout en essayant de développer l’effectif et de motiver les autres. »

Un beau projet.

Crédit photo: Sophie Richez