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Le championnat FCWB des élites et espoirs se déroulera dimanche à Hensies. Dans l’indifférence générale?

Une chose est certaine, ce championnat de la Fédération Cycliste Wallonie-Bruxelles a bien failli ne jamais avoir lieu. Cette année encore, les candidats ne se bousculaient pas au portillon et il a fallu se battre pour finalement voir une course organisée à Hensies grâce aux efforts notamment de Fabrice François et de Ludovic Draux.

En y regardant de plus près, ce championnat se déroulera dans une certaine confidentialité, un peu à l’image de ce qui s’était produit l’an passé à Leuze-en-Hainaut. Pour le spectacle, on peut d’ailleurs s’attendre à voir une course plus riche en rebondissements chez les amateurs et masters (départ à 11 heures pour 88 kilomètres) que chez les élites et espoirs (14 heures pour 132 km, soit 15 tours).
En cause, ce règlement toujours plus désuet qui fait que cette course sera tout sauf un réel « championnat de Wallonie ». On sait en effet que les coureurs affiliés dans des structures étrangères et flamandes ne sont pas autorisés à courir, au contraire de coureurs flamands ou étrangers licenciés auprès d’un club de la FCWB depuis au moins un an.

Avouez qu’un vrai championnat de Wallonie eu de la gueule si on y retrouvait au départ quelques solides garçons dont voici une liste non-exhaustive.

Sébastien Grignard et Jonas Castrique réalisent actuellement une bonne saison sous les couleurs de Lotto-Soudal U23, une structure qui se veut belge plutôt que flamande. Même chose pour Antoine Loy, parti chez EFC-L&R Vulsteke U23, une structure qui lui permet de bénéficier d’un bon programme après trois saisons chez ColorCode. Antoine, qui a jadis vécu la victoire du Polonais Adam Gawlik dans un championnat (!), nous disait récemment regretter « qu’un coureur flamand affilié dans un club du sud du pays puisse être repris en sélection FCWB. »

On pense aussi naturellement à Jonathan Breyne qui, depuis quelques semaines, respire la grande forme et est le seul coureur wallon à s’être déjà imposé à trois reprises en 2018.

Pas de chance non plus pour les coureurs évoluant en France comme Maximilien Picoux, qui a récemment brillé sur le Tour de Normandie, Maxime Vekeman, plus épanoui que jamais depuis qu’il a traversé la frontière, ou Auxence Buntinx qui s’est montré régulier depuis le début de saison. Antoine Leleu, qui a récemment décroché le titre de… champion de Belgique des policiers, n’aura pas le droit de s’aligner à Hensies puisqu’il défend les couleurs de Dunkerque.

Evidemment, certains coureurs ont carrément déménagé et vivent Outre-Quiévrain à l’image d’Arnaud Voss qui aurait pourtant aimé participer au championnat: « Si la Wallonie était une terre de vélo, cette règle serait tout à fait logique. Mais là nous sommes dans un désert. Il ne reste pratiquement plus aucun club. Continuer à refermer le championnat de Wallonie aux coureurs exilés, qui sont partis à l’étranger pour trouver de belles structures organisées, n’a aucun sens. Se refermer sur soi-même ne fait qu’aggraver les choses! Quand je vois l’organisation des équipes françaises, la Wallonie a beaucoup de retard. »

Triste constat mais tellement réaliste.

Pour en revenir au championnat, on imagine mal le titre échapper à l’équipe Ago-Aqua Service où Lionel Taminiaux pourrait fort bien succéder… à lui-même. Chez les élites et chez les espoirs, la course devrait se résumer à un duel entre l’équipe de Chevigny et les Dragopaint-Naturablue, peut-être arbitré par quelques coureurs du Pesant et de DanniJi. Verdict dimanche peu après 17 heures.

Notre photo: le podium de l’an dernier avec Lionel Taminiaux entouré par Franklin Six et Julien Mortier.