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Retour aux sources pour le 53×11

L’année 2017 ne restera pas comme un grand cru pour le 53×11 qui n’a pas connu autant du succès que lors de l’exercice précédent.

C’est pourtant le décès de Daniel Laline qui restera comme le gros point noir de la saison aux yeux d’Eric De Decker: « Daniel était un des membres actifs du staff, il apportait beaucoup aux coureurs et on ne l’oubliera pas. »

L’avenir de l’équipe passera par un retour aux sources pour une équipe qui a décidé de voler de ses propres ailes: « Ces dernières saisons, nous collaborions avec le team Evolution et nous avons connu de belles choses ensemble mais nous avons compris que nous n’avions plus vraiment les mêmes projets. Nous allons donc nous consacrer exclusivement à notre équipe de masters qui comprendra une vingtaine de membres en 2018 tout en axant notre travail sur les provinces de Liège et de Namur. Fini donc le travail avec les jeunes. Nous avions entamé cette année avec une très grosse motivation mais nous rendons compte à quel point c’est difficile. Non seulement les jeunes ne sont plus très nombreux à se lancer en compétition mais la plupart d’entre eux veut surtout se sentir encadré par les meilleures structures. »

Ce tournant dans la vie de l’équipe signifie aussi que la recherche de résultats ne sera plus la priorité: « On visera surtout l’ambiance et la solidarité. Notre groupe est réduit mais on a aussi choisi de ne plus essayer de recruter un maximum car certains coureurs s’affiliaient chez nous puis ne venaient jamais sur les courses et ne participaient jamais aux activités internes. »

D’autant que si les ambitions ont été revues, Eric De Decker espère que les épreuves pour masters retrouveront plus d’intérêt en 2018: « Il y a deux ou trois ans, quelqu’un qui commençait la compétitions s’y amusait. Maintenant, le niveau est tel qu’il faut être solide pour tenir le peloton. De fil en aiguille, certains garçons se démotivent et les pelotons se réduisent. En EDH, on voit même parfois des élites sans contrat venir dicter leur loi, ce qui n’est amusant pour personne. Il faudrait sans doute plus de courses Open qui sont un bon compromis entre les deux catégories mais il faut trouver des solutions pour éviter que se poursuive le déclin du cyclisme amateur. »

Reste que si la morosité est de mise dans le milieu, l’ambiance n’a jamais été aussi bonne au sein du 53×11 où on abordera la préparation pour la nouvelle saison avec une motivation intacte.