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L’année 2017 ne laissera pas un souvenir impérissable à Jonathan Breyne.

Le coureur de 26 ans considérait pourtant qu’il avait une dernière chance à saisir en vue d’un éventuel nouveau passage chez les professionnels. Sous les couleurs de Tarteletto-Isorex, le Mouscronnois n’a jamais été à la fête: « C’est vraiment une année pourrie pour diverses raisons. Il y eu cette grave chute qui m’a mis sur la touche pendant plus d’un mois et plusieurs ennuis de santé qui m’ont empêché d’atteindre mon pic de forme. Au final, j’ai pris la décision de privilégier le travail et de rouler en 2018 chez les élites sans contrat. J’aurais pu rester chez Tarteletto-Isorex, une équipe où je me sens bien et où le manager Peter Bauwens a toujours respecté ses engagements, mais avec les ennuis à répétition, je me demande si ça en vaut encore la peine. »

Eternel malchanceux, Jonathan a en effet été frappé par la sorcière la semaine dernière: « Je commençais à peine ma deuxième semaine de travail à la poste quand j’ai été victime d’une chute durant ma tournée. Je me suis cassé la cheville et je suis plâtré jusqu’au 30 octobre. Le médecin parle déjà d’un arrêt de quatre à six semaines. Inutile de dire que le moral est atteint. Déjà, lorsque j’avais décroché mon premier contrat pro, j’avais été renversé par une voiture de l’organisation lors du grand prix Samyn. C’est vraiment dur d’être optimiste dans de telles conditions. »

D’autant que Jonathan Breyne s’était fixé un petit objectif sur piste pour le mois de décembre: « La fédération a relancé le championnat de Belgique derrière derny après deux saisons d’arrêt et comme je suis le dernier champion en titre, j’avais envie de faire honneur à l’invitation. Hélas, la course est programmée en décembre, ce qui risque de tomber trop tôt après la reprise de l’entraînement. »

La saison prochaine, on retrouvera donc le coureur hennuyer au niveau inférieur: « C’est un choix raisonné. En restant dans une équipe continentale, je n’avais plus la possibilité de disputer les kermesses dans les Flandres. En 2015, quand je militais dans cette catégorie, j’avais quand même réussi à m’imposer à cinq reprises alors que j’avais un travail à temps plein sur le côté. J’ai donc bon espoir de vivre une saison correcte. L’offre de Deerlijk est également tombée au bon moment et me convient très bien. Pour moi, c’est en quelque sorte un retour aux sources puisque j’avais déjà roulé pour cette formation chez les débutants avant de rejoindre Sprint 2000. »

Contraint au repos forcé, Jonathan trépigne déjà à l’idée de reprendre l’entraînement. Dans son malheur, l’accident de travail survient au moment où du repos était recommandé. On imagine déjà que le coureur mouscronnois saura une nouvelle fois nous surprendre en 2018.